samedi 28 novembre 2009
dimanche 25 octobre 2009

Charity est une fille. Une petite fille. Elle est comme tous les enfants : débordante de curiosité, assoiffée de contacts humains, de paroles et d'échanges, impatiente de créer et de participer à la vie du monde. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l'église, à la rigueur. Les adultes qui l'entourent ne font pas attention à elle, ses petites soeurs sont mortes. Alors Charity se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha, sa bonne.
Pour ne pas devenir folle d'ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par coeur et dessine inlassablement des corbeaux par temps de neige, avec l'espoir qu'un jour, quelque chose va lui arriver...
Mon avis :
En voilà un livre agréable à lire ! Quelle qualité ! Je ne connaissais Marie-Aude Murail que de nom, mais je crois que je vais dévorer ces autres livres.
Dans ce bon gros livre, elle nous compte une biographie inspirée de la célèbre "maman" du Peter Rabbit de notre enfance, Beatrix Potter ! On s'attache sans difficulté à cette miss Charity et à sa ménagerie faite de bric et de broc ! On maudit sa mère et on plaint son père. On attend avec plaisir chaque apparition du beau Kenneth, on s'amuse souvent de la folie de Tabitha ... On ajoute à cela les splendides illustrations de Philippe Dumas qui parsèment le livre et on passe un très bon moment avec Miss Charity, trop court malgré les presque 600 pages !
Et puis on est plein de nostalgie devant ces jolies histoires de lapin et de souris, qu'est-ce que j'ai pu le lire ce joli album intitulé "Deux vilaines souris", je rêvais de cette maison de poupée et ses mets en carton pâte que les souris essayent désespérément de manger.... Ah replonger dans l'enfance, quel bonheur !
Des avis enthousiastes chez Cuné, Fashion, Cathulu...
A lire d'urgence si ce n'est pas déjà fait !
Miss Charity. Marie-Aude Murail. Editions L'Ecole des Loisirs.2008.563p.24,80€.
vendredi 23 octobre 2009

Des années plus tard, alors que l'affaire semble élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s'installer à New-York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l'a touché de trop près. Mais à nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient, et il comprend que le tueur est toujours à l'oeuvre. Pour échapper à ses démons, Joseph n'aura d'autre solution que de reprendre l'enquête, afin de démasquer le vrai coupable, dont l'identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.
mercredi 23 septembre 2009
mercredi 9 septembre 2009


Mot de l'éditeur :
Qui ne connaît Les quatre filles du docteur March, le célèbre roman de Louisa May Alcott, plusieurs fois porté à l'écran ? Sait-on pourtant qu'à côté de livres pour la jeunesse, son auteur, une femme complexe et tourmentée, publiait sous des pseudonymes d'étranges romans peuplés de personnages ambigus, où l'on voit bien souvent le vice triompher de la vertu ?
Après avoir mis en scène dans Derrière le masque, une femme avide de pouvoir et sans scrupules, qui parvient à ses fins grâce à un stratagème, Louisa May Alcott nous introduit ici dans une famille déchirée par des secrets inavouables. Pris dans un imbroglio de tromperies en cascade, dont ils sont à la fois les instigateurs et les victimes, la narratrice et le héros louvoient entre haine, désir et vengeance, folie et suicide. Mais jouer avec la confiance d'autrui mène plus loin qu'on ne le croit. Et contrairement aux idées reçues, l'amour n'est pas toujours salvateur : il peut parfois se transformer en piège fatal
Mon avis :
Une famille frappée par une folie héréditaire, une jeune garde malade qui attise l'amour d'un certain Mr Steele, sombre bonhomme qui contribue au malheur de la famille, des personnages qui se laissent enliser, une noirceur et une tristesse étouffantes... Non, ce n'est pas pour moi ! Je ne tenterais pas d'autres lectures de cette auteure, je préfère garder mes souvenirs d'enfance intacts !
lundi 31 août 2009

Mot de l'éditeur :
Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s'en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier à travers les Etats-Unis. Très vite une chasse à l'homme s'organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d'Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du tueur, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu'à un dénouement captivant.
A l'instar d'un Hannibal Lecter, Thomas Bishop est l'une des plus grandes figures du mal enfantées par la littérature contemporaine, un "héros terrifiant" pour lequel on ne peut pas s'empêcher d'éprouver malgré tout, une vive empathie. Au-delà du mal, épopée brutale et dantesque, romantique et violente, , à l'intrigue fascinante, constitue un récit sans égal sur la façon dont on fabrique un monstre et sur les noirceurs de l'âme humaine. D'un réalisme cru, presque documentaire, cet ouvrage, hanté par la figure de Caryl Chessman, n'est pas sans évoquer Le chant du bourreau de Norman Mailer et De sang froid de Truman Capote. Un roman dérangeant, raffiné et intense.
jeudi 27 août 2009

Un fou de Stendhal et franc misanthrope, reclus dans un hameau de Savoie, est abandonné en forêt par des individus qui l'y ont amené de force en pleine nuit. Une très jolie blonde rodée à la conduite automobile quitte brusquement une route qu'elle connaît comme sa poche. Un breton sans histoire, habitué à faire chaque matin la même promenade au bord d'une falaise, trouve sur son chemin deux inconnus qui ont tout l'air de l'y attendre. Mais le lecteur comprend bientôt qu'on est pas dans un roman policier classique. Les agresseurs ne sont ni des agents secrets ni des trafiquants. Ils ne s'attaquent pas à des durs, mais à des tendres, un ancien routard devenu libraire, une mécène mélancolique, et à une entreprise dont aucun des deux n'avait imaginé qu'elle pouvait fâcher.
Qui, parmi lers passionnés de roman n'a rêvé un jour que s'ouvre la librairie idéale ? Non pas ce qu'on appelle une bonne librairie, où l'on trouve de bons romans, mais une librairie vouée au roman où ne sont proposés que des chefs-d'oeuvre ? En se lançant dans l'aventure, Ivan et francesca se doutaient bien que l'affaire ne serait pas simple. Comment , sur quels critères allaient-ils faire le choix de livres retenus ? Parviendraient-ils un jour à l'équilibre financier ? Mais ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'était le succès.
Mon avis :
Voilà un roman plutôt agréable à lire, mais qui ne casse pas des briques. L'intrigue en elle-même est plutôt sans intérêt. Je ne suis pas une pro Lévy , Russo (que je n'ai toujours pas lu) et compagnie, mais je conçois que sélectionner des livres avec cette notion de chef d'oeuvre est et reste très subjectif même si on peut affirmer sans trop s'avancer que les deux auteurs cités ci-dessus ne font pas partie de cette catégorie... Donc pour moi pas d'admiration pour cette idée de librairie "élitiste", mais pas d'intérêt particulier non plus pour défendre la production littéraire "commerciale". Chacun lit ce qu'il veut, c'est déjà bien de lire ... Toujours eu du mal avec la réponse : des magasines quand on parle lecture avec certaines personnes... Non pas qu'il faille lire pour être quelqu'un de bien, loin, de moi cette idée, mais imaginer que lire signifie lire des magasines... Comprends pas....
Bref, un roman qui se lit vite, mais pas transcendant !
D'autres ont beaucoup aimé : Ys, Clarabel...
Au bon roman.Laurence Cossé Editions NRF Gallimard.2009.497pages. 22€.
mardi 25 août 2009

Mot de l'éditeur :
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui, chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenboch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman, qui suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...
Né en 1967, Caryl Férey s'est imposé comme l'un des meilleurs espoirs du thriller français avec Haka et Utu, prix Sang d'encre 2005, Prix Michel lebrun 2005 et Prix SNCF du polar 2005.
Mon avis :
Waouh, ce premier contact avec Caryl Férey dont je n'entends que du bien a été assez dur. Je pensais pourtant être habituée aux polars "violents" et bien celui-ci m'a secoué les tripes ! Bon je sais bien que l'Afrique du Sud où se déroule l'action n'est pas le pays de Candy, mais je ne m'attendais pas à une telle violence. Mis à part cet aspect, c'est très bien écrit, très bien documenté et c'est un très bon polar. J'ai hâte de lire ces autres livres, même si je ne peux m'empêcher d'appréhender un peu certaines scènes qui doivent s'y passer...
Zulu.Caryl Férey. Editions Série Noire Gallimard.2008.393pages.19.50€
dimanche 23 août 2009

Abby, photographe professionnelle, détourne un instant le regard d'Emma pour fixer de son objectif un phoque éventré. Quand elle relève la tête, la petite fille a disparu. Le pire vient de se produire.
L'enquête piétine. La police est sur le point de classer l'affaire. Jake, le papa, se décourage tout en s'éloignant de sa fiancée qu'il accuse en silence.
Roman psychologique à suspense, admirablement porté par une écriture visuelle et minutieuse, ce livre rivalise de talent et de lucidité dans l'exploration impitoyable de la disparition d'un enfant.
Née à Mobile dans l'Alabama, Michelle Richmond est l'auteur de trois romans et d'un recueil de nouvelles. Elle vit aujourd'hui en famille à San Francisco.
C'est Cathulu, qui m'a donné envie de découvrir ce livre malgré son sujet fort douloureux, la disparition d'un enfant. A noter que le fait que la narratrice Abby ne soit pas la mère de la petite fille disparue rend, je pense, la lecture de ce livre moins dure que s'il s'agissait de la mère. La tristesse est là, mais le désespoir moins violent qu'il pourrait être.
Le récit est bien mené, mais il ne s'agit pas d'un roman policier même si il y a "enquête" de la part d'Abby, notamment à travers tout un travail sur la mémoire, étayé de cas et de données sur le sujet glissées tout au long du récit. Ce que j'ai trouvé le plus troublant en tant que maman, ce sont toutes les données statistiques sur les disparitions aux USA, ainsi que tous les passages concernant le groupe de soutien où d'autres disparitions sont relatées. Seul bémol, la fin m'a semblé un peu grosse, un peu trop happy end...
Cela reste cependant un livre agréable à lire qui abordent de nombreux sujets tels la photographie (Abby est photographe, c'est d'ailleurs pour une photo qu'elle quittera la petite des yeux), le surf ( la disparition a eu lieu sur une plage de surfeurs...) et la mémoire.
L'année brouillard. Michelle Richmond. Editions Buchet Chastel.2009.506 pages. 25€.
