Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles

mardi 25 janvier 2011


Tu ne tromperas pas ta femme

Mot de l'éditeur :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent, il est seul dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. de le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer, rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince..

Mon avis :

Il ne s'agit en aucun cas d'une grande découverte littéraire, mais dans son genre, ce court thriller de Karine Giebel, jeune auteure varoise tient plutôt la route. Les pages se tournent toutes seules pour connaître le terrible dénouement et le pourquoi de cette séquestration. Pour les amateurs du genre !

D'autres l'ont lu : Du noir mais pas que, Land of books, Catherine...

Les morsures de l'ombre.Karine Giebel.Pocket 13622.2007.300 p.6,50€


lundi 15 février 2010



Ecrasons l'infâme !



Mot de l'éditeur :

Accusé d'avoir égorgé sa soeur, Khaled Addad, amnésique et halluciné est amené aux urgences de Toulouse par la gendarmerie. Antoine Le Tellier, le psychiatre qui l'examine, demande son internement. Tandis que la presse bien pensante fustige aussitôt un islam fanatisé, la jeunesse des banlieues toulousaines commence sérieusement à s'échauffer. C'est alors que Le Tellier découvre, que depuis six mois, Khaled Addad rêve d'une jeune fille autrefois égorgée... Pour comprendre le mal dont souffre son patient, Le Tellier se replonge dans l'histoire du 18ème siècle.

Y aurait-il un rapport entre la folie de Khaled et l'affaire Calas qui en 1762 avait soulevé l'indignation de Voltaire ? Le jeune homme est-il coupable, schizophrène ou tout simplement, comme Jean Calas, victime de l'intolérance et des préjugés ?

Pour "écraser l'infâme", une intellectuelle très médiatique vole a secours de Le Tellier. Ils se trouvent alors pris dans une tourmente d'évènements heurtant la raison, où les morts se succèdent et les puissances occultes se déploient... Et si c'était la faute à Voltaire ?

Patricia Parry est médecin psychiatre à Toulouse. Elle est l'auteur d'un premier roman remarqué, l'ombre de Montfort. Petits arrangements avec l'infâme ouvre le cycle des aventures d'Antoine Le Tellier.


Mon avis :

Après une première rencontre avec le psychiatre Antoine Le Tellier, je l'ai retrouvé avec
plaisir dans sa première aventure. Décidément, les polars de Patricia Parry sont assez bien ficelés et assez originaux. Elle mêle avec talent l'univers psychiatrique et des allers retours historiques.


Dans ce premier opus, il est question du siècle des lumières avec Voltaire et son combat contre l'infâme, i.e. le fanatisme religieux, à l'époque souvent à l'encontre du protestantisme ( affaires Calas, Sirven, Chevalier de La Barre...). On se replonge dans ses années de lycée avec plaisir.


Le parallèle avec l'intolérance vis à vis de l'islam à travers les meurtres qui secouent Toulouse est assez intéressant et le livre se lit avec plaisir.


A quand le troisième opus des aventures d'Antoine Le Tellier ?

D'autres ont apprécié : Jean-Marc, Amanda, Brize ...


Petits arrangements avec l'infâme. Patricia Parry. Seuil 2007.378p.19€.

mardi 25 août 2009


Je ne crois pas que j'irais en Afrique du Sud prochainement...


Mot de l'éditeur :

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille ne sait pas ce qu'elles lui ont fait... Aujourd'hui, chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.

Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenboch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman, qui suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...

Né en 1967, Caryl Férey s'est imposé comme l'un des meilleurs espoirs du thriller français avec Haka et Utu, prix Sang d'encre 2005, Prix Michel lebrun 2005 et Prix SNCF du polar 2005.

Mon avis :

Waouh, ce premier contact avec Caryl Férey dont je n'entends que du bien a été assez dur. Je pensais pourtant être habituée aux polars "violents" et bien celui-ci m'a secoué les tripes ! Bon je sais bien que l'Afrique du Sud où se déroule l'action n'est pas le pays de Candy, mais je ne m'attendais pas à une telle violence. Mis à part cet aspect, c'est très bien écrit, très bien documenté et c'est un très bon polar. J'ai hâte de lire ces autres livres, même si je ne peux m'empêcher d'appréhender un peu certaines scènes qui doivent s'y passer...



Zulu.Caryl Férey. Editions Série Noire Gallimard.2008.393pages.19.50€

lundi 11 mai 2009


Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Paticia Parry


Mot de l'éditeur :

1885 : Sigmund Freud vient suivre à Paris les leçons sur l'hystérie du célèbre professeur Charcot. La psychanalyse n'existe pas encore. Le jeune étudiant viennois, qui ne dédaigne pas la cocaïne, dont il a découvert les effets stimulants, arpente la capitale et fait la connaissance, à la Sâlpétrière, des premières femmes internes des hôpitaux. Et voici que Charcot l'appelle à l'aide pour élucider une série de meurtres, dont la mise en scène ne peut qu'exciter ses talents d'interprétation.
2008 : A Toulouse, la séance d'ouverture d'un colloque de psychiatrie vire au drame quand un des participants est retrouvé assassiné. La mise en scène macabre réveille les souvenirs d'Antoine Le Tellier. Bientôt le jeune et séduisant psychiatre doit se rendre à l'évidence : les crimes qui ont marqué le premier séjour parisien de Freud sont à nouveau perpétrés un siècle plus tard.
Des aliénistes d'hier aux psychiatres d'aujourd'hui, ce roman est une saisissante plongée dans le quotidien des praticiens, doublée d'un portrait de Freud marquant et plein d'audaces. Un polar à la fois énigmatique, haletant et sanglant.
Patricia Parry est médecin psychiatre à Toulouse. Ses cinq leçons sur le crime et l'hystérie constituent , après Petits arrangements avec l'infâme, la deuxième aventure d'Antoine Le Tellier et confirment son talent de romancière.

Mon avis :
f
C'est chouette une auteure de polar toulousaine ! Rien que ça déjà ! Retrouver l'atmosphère de la ville rose écrasée par un soleil de plomb ! La place St Georges si agréable en été !
Et en plus côté polar, c'est pas mal non plus ! Un héros atypique, Antoine Le Tellier, psychiatre de son état se rerouve mêlé à une série de meurtres lors d'un congrès, il y a des aller-retours très maîtrisés entre aujourd'hui et 1885/1886. C'est plutôt bien documenté, aux vues du job de l'auteure. L'intrigue nous tient bien en haleine avec une nette accélération sur les 100 dernières pages ! Je n'ai pas pu me coucher avant de l'avoir fini et je l'avais commencé le jour même !
Le milieu psychiatrique m'a particulièrement intéressé, ainsi que la description des balbutiements des premiers aliénistes à la fin du XIXème siècle !
Je regrette juste d'avoir lu celui-ci en premier, mais je vais vite me rattraper et avaler le premier opus des aventures d'Antoine !

N'hésitez pas à découvrir cette auteure !

D'autres l'ont déjà fait : Jean-Marc, Fashion et Amanda, entres autres !


Cinq leçons sur le crime et l'hystérie. Patricia Parry. Le Seuil Policier. 2008.380p.20€

samedi 2 mai 2009


Aya de Youpougon 1
Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Mot de l'éditeur :

Allez, coupez le son, refermez votre journal et oubliez un instant le rapport de ces organismes à sigles. Toutes ces boîtes de Pandore qui ne cessent de nous commenter l'Afrique en nous accablant de chiffres affreux, de courbes tristes et de coup d'état à répétition. L'Afrique, ce n'est pas seulement ça, et même, tenez-vous bien, si, si, je vous assure, mais si, puisque je vous le dis, c'est tout le contraire. L'Afrique, ce sont des jolies filles très malignes qui vont gazer au " Ça va chauffer" ou au "Secouez-vous" et se laissent embrasser à "l'hôtel des mille étoiles" pendant que d'autres s'enferment pour être médecins. L'Afrique, ce sont des papas qui s'appellent Ignace ou Hyacinthe et des mamans un peu guérisseuses sur les bords. A Yopougon en Afrique, Côte d'Ivoire, comme partout ailleurs (plus qu'ailleurs ?), on s'engueule, on se réconcilie, on rit, on pleure, on danse, on cherche une issue à tout ça et on offre du Nescafé aux sexy genitos.

Merci à Marguerite Abouet de se souvenir de son enfance en dêh, oui, même ! version originale et à Clément Oubrerie de dessiner avec tant de grâce le cou des gazelles, la mer et le visage des petits enfants.

Voilà, c'est lu, c'est dit. Maintenant, je sens la fesse un peu plate et la vie un peu morne, c'est vrai, mais je me console en me souvenant qu'il y aura bientôt une suite. Parce qu'à Yopougon, c'est un peu comme le ranch des Ewing, ça bouge beaucoup.

(Préface d'Anna Gavalda)

L'auteur, Marguerite Abouet, naît à Abidjan en 1971. Elle a douze ans quand ses parents l'envoient avec son grand-frère "suivre de longues études" à Paris, où les héberge leur grand-oncle maternel. Après des études moins longues que prévu, elle se consacre à l'écriture et au roman, tout en devenant tour à tour punk, super-nounou pour triplés, pour maies et papis, serveuse, opératrice de saisie... Elle est maintenant assistante juridique dans un cabinet d'avocats, vit à Romainville et continue d'écrire des romans qu'elle ne fait lire à aucun éditeur. Aya de Youpogon est la première histoire qu'elle destine à la bande dessinée. Avec un voix et un humour inédits, elle y raconte une Afrique bien vivante, loin des clichés, de la guerre et de la famine.

Le dessinateur, Clément Ouberie naît à Paris en 1966. Après le bac, il entame des études d'art à l'écoe Penninghen, qu'il interrompt pour partir aux Etats-Unis. Il y passe deux années, exerce toutes sortes de métier, mais finit dans un pénitencier du Nouveau-Mexique parce que sans papiers. De retour en France, il illustre des ouvrages pour la jeunesse -une quarantaine à ce jour-, et cofonde la station, un studio d'animation. Aya est son premier livre en BD. Son talent singulier donne vie avec esprit et authenticité au récit de Marguerite Abouet.

Prix du premier album au festival d'Angoulême 2006

Mon avis :

Voilà quelques temps déjà que j'avais envie de découvrir le petit univers des trois copines de Yopougon en Côte d'Ivoire : Aya, Bintou et Adjoua ! J'avais lu tellement de billets enthousiastes ! Et puis en plus c'était l'occasion pour moi de relire un peu de BD !

Il a fallu attendre qu'il soit dispo à la bibliothèque qui vient juste d'acquérir la série... Pour la petite histoire, je les ai même "arrachés" à une de mes bibliothécaires préférées lors de la réunion du club de lecture... Elle a été sympa et devant mon impatience, elle les a validés pour le prêt ! Je suis donc repartie avec les deux premiers volumes... Je n'ai hélas pas pu prendre les deux autres... Ma carte était pleine... Ben oui, on a juste droit à huit livres.... J'envisage sérieusement de faire une carte pour mon homme.... Ça doublerait mes capacités d'emprunt ! Rien que d'y penser, j'en salive... Mais es-ce bien raisonnable ???

Mais, revenons à nos moutons, je dois dire que j'ai moi-aussi beaucoup apprécié ce premier volume. Aya, personnage central de la série est un jeune gazelle de 19 ans qui a la tête sur les épaules à la différence de ses deux copines, un peu volages Bintou et Adjoua. Elle veut devenir médecin. L'action se passe à la fin des années 70 à Yopougon, quartier populaire d'Abidjan en Côte d'Ivoire. Ici pas de misérabilisme, mais une Afrique haute en couleurs,où la société est solidaire, les hommes un peu machos, les femmes imposantes... Les expressions ivoiriennes sont très imagées et souvent drôles, un petit lexique à la fin nous aide à mieux comprendre certaines choses : Qu'est-ce qu'est un roulement de tassaba ???? C'est un tremblement de bodjo, voyons !

Aya, c'est la chronique de la vie quotidienne, les relations avec les parents, avec les petits copains, entre les hommes et les femmes sous le soleil d'Abidjan. C'est frais, agréable à lire et plutôt drôle. Je viens juste de commencer le deuxième opus et ça part sur les chapeaux de roues !


Aya de Yopougon Tome 1.Marguerite Abouet et Clément Oubrerie.Editions Gallimard Bayou.2005.15€