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mercredi 2 février 2011


Comment parler à un veuf


Mot de l'éditeur :

Doug a vingt-neuf ans et il est veuf. Sa défunte femme, Hailey, est morte dans un accident d'avion il y a un an. depuis, Doug se noie dans l'auto-apitoiement comme dans le Jack daniel's, et a pour seules activités le lancer de canettes de bière sur les lapins qui envahissent sa pelouse et la rédaction d'une chronique hebdomadaire "Comment parler à un veuf ". Nul doute qu'il se consacrerait à plein temps à cette douleur si sa soeur despotique, son beau-fils en mal d'attention et son père sénile ne venait le sortir de sa léthargie. Et que dire de sa voisine qui s'obstine à lui susurrer des mots cochons à l'oreille... Qu'il le veuille ou non, plus question de se couper des autres. Mais pour Doug, ce retour à la vie ne se fera pas sans perte et fracas.

Mon avis :

Voilà un roman américain, à la fois drôle et triste sur l'amour, la mort , la maladie, la famille...
Tropper est un auteur que je ne connaissais pas jusque là et que j'ai découvert avec plaisir. J'aime ce genre de littérature, qui tout en étant très "anodine" nous fait ressentir mille et un sentiments, nous donne l'impression de rencontrer des amis, nous rappelle des scènes cocasses ou horribles de notre quotidien.
A noter dans Perte et Fracas, cette scène mémorable de vomi d'enfant, sujet particulièrement sensible chez moi... Tropper me fait penser à Baddiel (Au lit ! / L'amour si ça veut dire quelque chose, mémorables dans le genre), ou encore à Stephen Mc Cauley (l'objet de mon affection). Les relations familiales "contemporaines" y sont souvent décrites de manière réalistes et intimistes.
En résumé, une lecture bien agréable à renouveler !

 
D'autres l'ont lu : Miss Alfie, Chaplum, Belle inconnue...

Perte et fracas. Jonathan Tropper. Edtions 10/18 Domaine Etranger.2008.7€90.370p. Titre original : How to talk to a widower.2007.


mercredi 19 janvier 2011


Deux femmes


Mot de l'éditeur :

En 1992, l'Union Soviétique s'effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, quand elle trouve la jeune Zara dans son jardin, qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Mais finalement ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille se révélera, en lieu avec le temps de l'occupation soviétique. Aliide a en effet aimé un homme, Hans, un résistant. Quarante ans plus tard, c'est au tour de Zara de venir chercher protection, et la vieille dame va décider de la lui accorder jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix.

Mon avis :

Voilà un livre dont on ne sort pas indemne, d'autant plus si on est une femme. Un livre où la petite histoire se mêle à la grande, un livre où on entraperçoit l'horreur de la seconde guerre mondiale, décuplée dans ces pays tombés ensuite sous le joug du communisme de l'autre côté du rideau de fer, où l'on évoque le commerce des femmes de l'Est très florissant, mais aussi l'amour, la famille, la femme, les femmes.
Ces deux portraits de femmes victimes d'abord sont très réalistes, très durs et très beaux.

Un  roman glaçant, dérangeant, humain dans le pire comme le meilleur. Un livre à lire si ce n'est pas déjà fait.

D'autres l'ont lu : Dominique, Keisha, Aifelle...

Purge. Sofi Oksanen.Editions Stock Cosmopolite.2010.400p.21.50€. Titre original : Puhdistus.2008. Prix  Fémina étranger 2010.

samedi 8 janvier 2011


Au nom de la rose

Mot de l'éditeur :

Le jeune Arnljotur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles de sa mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa Candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljotur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte.
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljotur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Mon avis :

Quelle douceur que ce roman ! Il coule tout seul, à la fois tendre et triste, drôle et apaisant. Il m'a fait un bien fou. Arnljotur, ce personnage si jeune, si bringueballé par la vie avec sa mère chérie et décédée, son frère autiste qui s'en sort plutôt bien, son bébé "tombé du ciel" est tellement attachant. Il est si intiment lié à la terre via son amour des roses qu'il paraît fort et serein. Son père vieillissant qui se retrouve seul après le départ de son fils poursuit son bout de chemin, affrontant son deuil en annexant au fur et à mesure les recettes de cuisine de sa défunte épouse est lui aussi très émouvant. Et ce jardin de monastère oublié qui reprend vie peu à peu sous les doigts du jeune jardinier, je rêverais qu'il existe pour aller y passer l'après-midi...
Ajoutons à cela, la jolie relation qui se tisse entre le père et l'enfant et on n'a plus qu'attendre impatiemment d'autres romans d'Olafsdottir !

D'autres l'ont lu : Dasola, Cathulu, Théoma...

Rosa Candida. Audur Ava Olafsdottir.2010. Editions Zulma.333p.20€. Titre original : Afleggjarinn.2007.

lundi 29 novembre 2010


La Suisse et  ses chouettes référendums...


Mot de l'éditeur :

Menitz renoue avec la tradition du roman familial du 19ème siècle : la saga des Meijer, une famille juive suisse, court sur 5 générations, de la guerre franco-prussienne à la deuxième guerre mondiale.
1871 : Le patriarche Salomon, marchand de bestiaux, vit à Endingen, l'une des seules bourgades helvétiques où les juifs sont autorisés à résider. La famille commence son ascension sociale, sans jamais parvenir à s'affranchir du destin des exclus.
1945 : L'oncle Melnitz, revenu d'entre les morts, raconte. Il est le grand récitant de cette admirable fresque, hommage au monde englouti de la culture et de l'humour yiddish, tour de force romanesque salué comme un chef d'oeuvre par une critique unanime.

Mon avis :

Voilà une quatrième de couverture plus qu'élogieuse, et même si c'est un peu too much, je partage plus ou moins cette opinion sur ce bon gros pavé.
Il est vrai qe j'ai un petit faible pour les sagas quant elles tiennent la route et sur l'histoire et sur le style, ce qui est le cas dans Melnitz.
C'est un pan peu traité de l'antisémitisme et de la Shoah que l'on aborde à travers l'histoire de cette famille suisse juive. On sent un peu l'âme de I.B Singer dans ce récit . Les personnages sont attachants et/ou horripilants, et on suit leur destinée avec plaisir.  Le fossé de traitement du peuple juif entre la Suisse ( où l'antisémitisme reste contenu) et sa voisine l'Allemagne nazie laisse songeur par rapport à tout ce qui n'a pas été fait côté Suisse pour sauver le maximum de juifs allemands, même si il est fort à parier qu'une politique dans ce sens lui aurait fait perdre sa neutralité et par là-même aurait précipité les juifs suisses vers les camps de la mort.
Petite parenthèse, déjà à l'époque, le citoyen suisse aime le référendum douteux et interdit en 1893 par ce biais à la population juive d'abattre sa viande dans les règles de sa religion. Détail anodin si on le compare à la Shoah, mais détail antisémite tout de même sous couvert de protection des animaux.

Pour résumer, un livre très agréable, un pan historique peu traité , une bonne saga, n'hésitez pas !

Melnitz. Charles Lewinski.2010.LDP.945p.9€.Titre original : Melnitz.2006

lundi 7 juin 2010

La terre des mensonges - Anne B.Ragde

J'avais une ferme...en Norvège

Pour une fois, je ne passerais pas par la quatrième de couverture, réalisée on ne peut plus à la va-vite pour le premier tome de cette émouvante histoire de famille norvégienne. Dans ce premier opus, une mère se meure. Elle a trois fils, un qui vit avec elle et son mari à la ferme, où il s'occupe de l'exploitation de porcs, un qui vit dans les environs, mais ne fréquente plus la ferme, il gère une entreprise de pompes funèbres, et le dernier, homosexuel,  parti vingt ans plus tôt sans donner de nouvelles, qui vit à Copenhague où il est décorateur de vitrines.C'est le point de départ pour cette famille plus que décomposée qui se recompose avec de-ci delà des pilules dures à avaler et c'est très agréable à lire !!!! C'est à la fois triste et plein d'espoir, par moment très drôle, ça met de bonne humeur.En plus, on y apprend plein de choses sur les porcs, les morts et les vitrines...

Une très belle saga à découvrir d'urgence !

Ce roman est un véritable succès en Norvège, il est suivi par deux autres volumes qui continuent de narrer la vie de cette famille norvégienne : La ferme des Neshov et L'héritage impossible (qui sort le 10 juin en France...encore trois jours...j'en peux plus, je veux savoir la fin...).

D'autres l'ont apprécié : Cathulu, Bellesahi, Liv-resse, Cuné...

La terre des mensonges. Anne B. Ragde.2009. Editions Balland.22.90€.371 pages.Titre original : Berlinerpoplene.2004

jeudi 8 avril 2010



Sur un air de polka....




Mot de l'éditeur :



A trente-quatre ans, Jim Vilatzer considère que sa vie s'enlise dans la médiocrité. Employé dans le délicatessen que ses parents, enfants d'immigrés russes, ont ouvert dans une banlieue de Washington, échaudé par un échec sentimental, pris à la gorge par des financiers, il suffoque et rêve d'un changement de décor. Lorsque l'opportunité lui est offerte de partir en Russie, il la saisit sur le champ. C'est ainsi que le jeune américain s'installe à Moscou, où il est embauché par la fondation de la mémoire pour recueillir des témoignages. peu à peu, il se familiarise avec une ville inhospitalière qui ne ménage pas ses habitants, loin de se douter qu'en tombant amoureux de la belle Kaisa et en rencontrant d'anciens prisonniers, il sera mêlé à un complot d'envergure planétaire, au grand dam du gouvernement russe et de la CIA.


Ce thriller, mené tambour battant est avant tout une déclaration d'amour à une ville chargée d'émotions et d'histoire ainsi qu'une réflexion toute en finesse sur le déracinement et l'identité familiale.


Né en 1975 à nChicago, Jon Fasman a étudié à Brown University et à Oxford, puis a travaillé comme journaliste à Washington, New-York, Moscou et Londres.
Son premier roman, La Bibliothèque du géographe, a été traduit dans une dizaine de langues.




Mon avis :


Quand Suzanne de Chez les filles m'a proposé ce livre en partenariat, j'ai tout de suite accepté. Je n'avais encore jamais lu Fasman, mais j'ai depuis quelques temps son premier livre dans ma PAL...



Je sors plutôt satisfaite de cette lecture, j'ai bien aimé le personnage principal, Jim Vilatzer, un peu looser, mais plutôt sympathique, l'ambiance du roman, la découverte de Moscou et aussi un peu le style de l'auteur.


D'un autre côté, je trouve que la quatrième de couverture est très mal faite et présente très mal le livre qui n'est pas du tout un thriller pour moi; elle rentre trop dans les détails du livre et comporte même certaines erreurs... Et puis côté intrigue avouons que c'est un peu brumeux et pas très clair... Est-ce dû à la traduction ? Ai-je mal suivi ? Je ne sais pas, mais j'ai malgré tout passé un bon moment avec cette lecture qui m'a donné envie de fouiner dans ma PAL pour retrouver le premier roman de Fasman, La Bibliothèque du géographe et d'en apprendre plus sur le goulag. Pour ce faire j'ai noté récemment un titre chez Dominique.


Un grand merci à Suzanne de Chez les filles et aux Editions du Seuil pour cette découverte !




D'autres avis chez Keisha, Véronique D...




La ville insoumise. Jon Fasman . Editions du seuil 2010.381 pages.21.50€.

lundi 8 mars 2010



Accident de chasse...


Mot de l'éditeur :

Quand en juillet 1936, le peintre Jordan Groves rencontre pour la première fois Vanessa Cole, lors d'une soirée donnée par le célèbre neurochirurgien new-yorkais dont elle est la fille adoptive, dans son luxueux chalet construit dans "la réserve", en bordure d'un lac des Adirondacks, il ignore qu'il vient de franchir, sans espoir de retour, la ligne qui sépare les séductions de la comédie sociale et les ténèbres d'une histoire familiale pleine de bruit et de fureur.

Très loin de là, en Europe, l'histoire est en train de prendre un tour qui va bientôt mettre en péril l'équilibre du monde. Déjà, certains intellectuels et des écrivains, tels Ernest Hemingway ou John Dos Passos, un ami de Jordan Groves, ont rejoint l'Espagne de la guerre civile afin de combattre aux côtés des républicains.


Si attaché qu'il soit à sa femme et à ses deux jeunes enfants, ou aux impératifs d'une carrière artistique déjà brillamment entamée, Jordan ne peut longtemps se soustraire à l'irrésistible attraction qu'exerce sur lui la sulfureuse Vanessa Cole, personnalité troublante et troublée, prétendument victime, dans son enfance d'agissements pervers de la part de ses insoupçonnables parents...


Au sein du cadre majestueux et sauvage d'une nature préservée pour le seul bénéfice de quelques notables de la société new-yorkaise, les feux d'artifice célébrant la fête de l'Indépendance ont éclaté dans le même ciel que traverse, de l'Allemagne à l'Amérique, le zeppelin Hindenburg bardé de croix gammées et d'où s'abattront aussi les bombes qui vont détruire Guernica... Sur les rives du lac, Jordan Groves et Vanessa Cole s'approchent l'un de l'autre maisl'avenir du premier déjà confisqué par le passé de la seconde, pour explorer leurs nuits personnelles dont l'ombre s'étend sur chacun de ceux qui les côtoient...


Mon avis :

De Russel Banks, je n'avais lu que De beaux lendemains, ce terrible roman sur un accident de bus d'enfants. J'avais beaucoup aimé. C'est la couverture qui m'a d'abord attiré vers La réserve , et puis je me suis dis, tiens Banks, allons-y.


La contexte historique du roman, la période un peu avant la seconde guerre mondiale, m'a toujours beaucoup intéressé. L'univers décrit est bien détaillé, certains personnages tels que Jordan Groves sont fouillés, mais somme toute l'ambiance est un peu superficielle et l'intrigue centrale un peu terne. Et puis, cet homme qui ne peut s'empêcher de se frotter à toutes sortes de femmes et qui est horrifié quand on lui fait la même chose, c'est très puéril et ça m'a un peu énervé... Peut-être est-ce aussi cet univers très bourgeois, détaché des réalités qui a contribué à cet énervement... Je ne sais pas ...


Bref j'ai un avis mitigé sur ce livre.


D'autres l'ont lu : La Fée Carabine et Sibylline, Aliénor, Gambadou et Brize ... entre autres...


La Réserve. Russel Banks. Editions Acte Sud.2008.380p.23€.

mercredi 24 février 2010



Ah, la famille...

Mot de l'éditeur :

Au centre, l'héroïne : jeune Sarde étrange "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses". Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre... A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse : le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne à jamais mal connu; le Rescapé, brève rencontre sur le Continent, à l'empreinte indélébile; le fils, inespéré, et futur pianiste; enfin, la petite fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il...
Milena Agus dit de sa famille qu'ils sont "sardes depuis le paléolithique". Et c'est en Sardaigne qu'elle a résolument choisi de vivre et d'enseigner. Déjà remarquée par la presse italienne pour son premier roman, Milena Agus confirme ici son exceptionnel talent et sa liberté de ton.

Mon avis :
J'ai bien aimé ce court roman familial qui m'a permis de découvrir Milena Agus. Le style est beau, simple.

Une petite-fille devenue adulte se penche sur la vie de sa grand-mère paternelle dans la Sardaigne de l'après-guerre. Elle relate une histoire d'amour idéalisée, la vie quotidienne

et ses mille et un détails. L'image qu'elle renvoie de sa grand-mère , tronquée bien sur, car on ne connaît jamais l'entière vérité sur l'autre, même s'il est proche, est pleine d'amour. Un très beau texte qui donne envie de se plonger dans les autres titres de cette auteure.

Merci encore à Yueyin pour le prêt !


D'autres avis chez Dédale, Lily Galipette, George...


Mal de Pierres. Milena Agus.Editions Liana Levi.2007.123 pages. 13 €.

lundi 1 février 2010




Il était une fois un lion...

Mot de l'éditeur :

Polly trouve parfois que la vie à Londres n'est guère passionnante... jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère, gravement malade et son vieil oncle au comportement étrange. Celui-ci force les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu. Commence alors la pls extraordinaire des aventures...

Mon avis :

Il était temps que je me plonge dans ces fameuses chroniques rendues célèbres au grand public par les films qui en ont été tirés ! En ouvrant ce premier opus, je me suis revue à 10 ans , malade et au fond de mon lit pendant les vacances de Noël, mais captivée par Bilbo Le hobbit, Sauron, les orques, les elfes et tutti quanti que ma cousine de 15 ans mon aînée m'avait fait découvrir pour tromper mon ennui et ma tristesse d'être clouée au lit !

Même si C.S.Lewis est plus proche de l'auteur jeunesse que Tolkien, son univers fantastique et merveilleux a su attisé ma curiosité et mon envie de découvrir la suite des aventures de Narnia.

Ce premier tome, Le neveu du magicien nous fait découvrir l'existence de mondes parallèles et la naissance d'un de ces mondes : Narnia, créé par un Lion magique, bon et tout puissant, Aslan et déjà menacé par une méchante sorcière surpuissante... Tous les ingrédients sont là pour une bonne lecture bien prenante ! Dès ma prochaine virée en bibliothèque, je me jette sur les tomes suivants !

Les Chroniques de Narnia. Tome 1 : Le neveu du magicien.C.S.Lewis. Folio Junior.211p.2001.5€

mercredi 9 septembre 2009


Miss Alcott fait froid dans le dos


Mot de l'éditeur :

Qui ne connaît Les quatre filles du docteur March, le célèbre roman de Louisa May Alcott, plusieurs fois porté à l'écran ? Sait-on pourtant qu'à côté de livres pour la jeunesse, son auteur, une femme complexe et tourmentée, publiait sous des pseudonymes d'étranges romans peuplés de personnages ambigus, où l'on voit bien souvent le vice triompher de la vertu ?

Après avoir mis en scène dans Derrière le masque, une femme avide de pouvoir et sans scrupules, qui parvient à ses fins grâce à un stratagème, Louisa May Alcott nous introduit ici dans une famille déchirée par des secrets inavouables. Pris dans un imbroglio de tromperies en cascade, dont ils sont à la fois les instigateurs et les victimes, la narratrice et le héros louvoient entre haine, désir et vengeance, folie et suicide. Mais jouer avec la confiance d'autrui mène plus loin qu'on ne le croit. Et contrairement aux idées reçues, l'amour n'est pas toujours salvateur : il peut parfois se transformer en piège fatal


Mon avis :
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Autant le dire tout de suite, je ne suis pas du tout rentrée dans ce court roman. Moi qui avais adoré enfant Les quatre filles, l'intrigue de ce roman m'a laissé complètement indifférente.

Une famille frappée par une folie héréditaire, une jeune garde malade qui attise l'amour d'un certain Mr Steele, sombre bonhomme qui contribue au malheur de la famille, des personnages qui se laissent enliser, une noirceur et une tristesse étouffantes... Non, ce n'est pas pour moi ! Je ne tenterais pas d'autres lectures de cette auteure, je préfère garder mes souvenirs d'enfance intacts !
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Clarabel a beaucoup aimé.
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Secrets de famille. Louisa May Alcott. Editions Interférence.2003.196p.19€.

dimanche 23 août 2009


Où il est quand même beaucoup question de surf...

Mot de l'éditeur :
j
En juillet, sur une plage de San Francisco nappée d'un épais brouillard, une petite fille de 6 ans, Emma, et la fiancèe de son père, Abby, marchent en cherchant des coquillages.
Abby, photographe professionnelle, détourne un instant le regard d'Emma pour fixer de son objectif un phoque éventré. Quand elle relève la tête, la petite fille a disparu. Le pire vient de se produire.

L'angoisse et la panique s'installe, où est Emma ? Emportée par les vagues rugissantes du Pacifique ? Ou par cette camionnette blanche entrevue sur le parking voisin ? Ou encore par le flot ininterrompu de voitures sur cette route de la Californie ?...
L'enquête piétine. La police est sur le point de classer l'affaire. Jake, le papa, se décourage tout en s'éloignant de sa fiancée qu'il accuse en silence.
Abby prend alors les choses en main. Armée des larmes du désespoir et de l'énergie née de sa culpabilité, fouillant tous les recoins de sa mémoire à la recherche d'un détail crucial, elle nous emmène à des kilomètres de là vers une découverte stupéfiante...
Roman psychologique à suspense, admirablement porté par une écriture visuelle et minutieuse, ce livre rivalise de talent et de lucidité dans l'exploration impitoyable de la disparition d'un enfant.


Née à Mobile dans l'Alabama, Michelle Richmond est l'auteur de trois romans et d'un recueil de nouvelles. Elle vit aujourd'hui en famille à San Francisco.

Mon avis :

C'est Cathulu, qui m'a donné envie de découvrir ce livre malgré son sujet fort douloureux, la disparition d'un enfant. A noter que le fait que la narratrice Abby ne soit pas la mère de la petite fille disparue rend, je pense, la lecture de ce livre moins dure que s'il s'agissait de la mère. La tristesse est là, mais le désespoir moins violent qu'il pourrait être.

Le récit est bien mené, mais il ne s'agit pas d'un roman policier même si il y a "enquête" de la part d'Abby, notamment à travers tout un travail sur la mémoire, étayé de cas et de données sur le sujet glissées tout au long du récit. Ce que j'ai trouvé le plus troublant en tant que maman, ce sont toutes les données statistiques sur les disparitions aux USA, ainsi que tous les passages concernant le groupe de soutien où d'autres disparitions sont relatées. Seul bémol, la fin m'a semblé un peu grosse, un peu trop happy end...

Cela reste cependant un livre agréable à lire qui abordent de nombreux sujets tels la photographie (Abby est photographe, c'est d'ailleurs pour une photo qu'elle quittera la petite des yeux), le surf ( la disparition a eu lieu sur une plage de surfeurs...) et la mémoire.


L'année brouillard. Michelle Richmond. Editions Buchet Chastel.2009.506 pages. 25€.

lundi 17 août 2009


Le cercle littéraire
des amateurs d'épluchures de patates


Mary Ann Shaffer et Annie Barrows



Mot de l'éditeur :

"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide vers leur lecteur idéal..."


Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le "cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté, débordante de charme, d'humour, d'humilité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...

Fantasque, drôle, tendre et incroyablement attachant... Bienvenue dans le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates !

Née en 1934 en Virgine-Occidentale, Mary Ann Shaffer est décédée en février 2008, peu de temps après avoir su que son livre allait être publié. Premier roman de cette ancienne bibliothécaire et libraire, le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, écrit avec sa nièce Annie Barrows -elle-même auteur de livres pour enfants- , est aujourd'hui traduit dans plus de vingt pays, suscitant partout où il passe un immense enthousiasme critique et public.

Mon avis :

Je ne suis pas une grande fan de roman épistolaire et pourtant, comme beaucoup, j'ai craqué pour ces amateurs d'épluchures de patates ! Bon il faut dire qu'au-delà du roman épistolaire, le thème abordé, la seconde guerre mondiale et le lieu principal de son déroulement, Guernesey, me tentaient beaucoup ! Je lis tout ce qui me passe entre les mains qui a un rapport avec cette guerre et je suis tombée amoureuse des îles anglo-normandes il y a quelques années lors d'un séjour divin !

Ajoutons à cela des personnages sympathiques, deux héroïnes à croquer : Juliet et Elisabeth... Un style sans prétention, de l'humour et en arrière plan toute l'horreur de ce conflit qui a réussi à s'infiltrer jusque dans la quiétude de ces îles paradisiaques.

Lors de ma découverte touristique, j'avais bien senti que le passé était lourd concernant ce conflit. Churchill avait fait le choix (tout à fait compréhensible, d'un point de vue militaire), de ne pas défendre ces territoires, mais de permettre aux habitants de rejoindre l'Angleterre, si ils le désiraient. Les enfants sont partis, mais beaucoup d'adultes sont restés et ce ne fut pas une partie de plaisir !

J'ai retrouvé dans ma lecture beaucoup de Guernesey et sous des propos anodins, les auteures arrivent avec doigtée à nous plonger dans toute la noirceur du conflit. Si on rajoute les anecdotes côté club de lecture et une petite love story, il n'y a pas à dire, on passe vraiment un bon moment avec ce livre !

Beaucoup d'avis enthousiastes : Cathulu, Clarabel, Fashion, Karine....


Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Mary Ann Shaffer & Annie Barrows. Nil Editions. 2009.391 p.19€

vendredi 5 juin 2009


Best love Rosie

Nuala O'Faolain

Mot de l'éditeur :

Dans ce roman lumineux, Nuala O'Faolain met en scène une femme généreuse, tourmentée et attachante, qui fait sienne toutes les interrogations de l'écrivain. Best love Rosie est un grand livre sur l'âge, la solitude, l'exil, le sentiment maternel et les chimères de l'amour.

Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s'occuper de Min, la vieille tante qui l'a élevée. Rien n'a changé dans le quartier populaire dans lequel elle a grandi, et la cohabitation avec Min, dépressive et alcoolique n'a rien d'exaltant. En feuilletant pour sa tante des ouvrages de développement personnel, l'idée vient à Rosie de s'occuper utilement en rédigeant un manuel pour les plus de cinquante ans. Sa seule relation dans l'édition vivant aux Etats-Unis, elle se frottera non sans heurts, au marché américain...

Le roman s'emballe quand Rosie voit débarquer à New-York la tante Min, qu'elle avait laissée, le temps d'un aller-retour, dans une maison de repos. La vieille dame est galvanisée par sa découverte de l'Amérique : elle se fait des amies, trouve un travail et pour rien au monde ne voudrait renouer avec son ancienne vie. Encore moins pour prendre possession de la maison de son enfance, que l'armée veut lui restituer.Rosie tombe amoureuse de ce lieu magique de la côte irlandaise, et va, dans une osmose avec la nature enchanteresse et les animaux qu'elle adopte, s'y laisser pousser des ailes.
La lucidité de Nuala O'Faolain, sa tendresse pour ses personnages, font merveille une fois de plus dans ce livre où l'on suit avec jubilation souvent, le coeur noué parfois, les tribulations de ces deux femmes que lie toute la complicité d'un amour maternel qui ne dit pas son nom.

Née en Irlande en 1940, Nuala O'Faolain, auteur de cinq livres parmi lesquels L'histoire de Chicago May (Prix fémina étranger 2006) est morte à Dublin le 9 mai 2008.


Mon avis :


C'est un billet de Choupynette qui m'a donné envie de lire cette auteure et plus précisément ce livre. Un autre avis positif au club de lecture de la bibliothèque a précipité cette jolie découverte !

Que dire sur ce roman ? Déjà côté écriture Nuala O'Faolain me plaît, son écriture coule naturellement, on entre au plus profond des pensées de Rosie la narratrice et elle décrit une Irlande haute en couleurs au fil des pages !

L'histoire en elle-même est assez intéressante, ces deux femmes qui se croisent, l'une qui part découvrir l'Amérique et qui sort de la dépression dans laquelle elle végétait et l'autre qui revient au pays après avoir bourlingué, beaucoup vécu, aimé mais qui somme toute se retrouve seule face à elle-même et fait le chemin inverse, traversant une période de questionnements intenses sur la vie, l'amour, la solitude, le corps qui se délite, les hommes qui ne se retournent plus sur son passage... Rosie m'a cependant un peu énervé de vouloir à tout prix mettre sa tante Min dans la case vieille femme dépendante et de quelque part lui reprocher de l'abandonner alors que Min a voué sa vie à l'élever et a le droit de prendre un peu de bon temps...

Les personnages secondaires sont très attachants. Au cours de cette lecture je me suis posée pas mal de questions sur la vieillesse et sa représentation dans notre société occidentale. Ca fait un peu froid dans le dos si on réfléchit et encore, il n'était pas question dans ce roman de maisons de retraite et/ou de mouroirs !

Une lecture qui m'a beaucoup plu et une auteure dont je vais continuer à lire les romans, peu nombreux au demeurant !
D'autres avis, chez Manu ,chez Cuné, chez Keisha, chez Brize .....

Best Love Rosie. Nuala O'Faolain.Editions Sabine Wespieser.2008.529p.26€

dimanche 31 mai 2009


Uglies
Scott Westerfeld


Mot de l'éditeur :

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s'apprête à subir l'opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les autorités, Tally n'aura plus qu'une préoccupation, s'amuser...
Mais la veille de son anniversaire, Tally se ait une nouvelle amie qui l'entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu'un secret d'état, une manipulation.

Que va t'elle choisir ? Devenir rebelle et rester laide à vie ou succomber à la perfection ?

Véritable phénomène aux Etats-Unis, ce premier tome de la série Uglies a reçu plus de 20 récompenses, dont celle du meilleur livre pour jeunes adultes 2006 de l'American Library Association.

Mon avis :

Je me suis reportée sur ce livre par dépit.... J'avais décidé de me lancer dans la lecture de la saga Fascination de Stéphanie Meyer via la bibliothèque, j'aime bien les vampires, mais de là à investir plus de 100 Euros, bof, bof, surtout que ma fille n'est pas prête de les lire, 4 ans c'est un peu jeune... D'ici là j'espère qu'ils seront sortis en poche... Bref pour Fascination à la bibliothèque, je suis sur une liste d'attente, et l'attente est longue, plus longue encore que pour décrocher un RDV chez l'ophtalmogiste, c'est dire....Ici un RDV ophtalmogique c'est un bon six mois au bas mot, pour Fascination je ne me fais pas d'illusion on est sur du huit mois.... Alors je me suis rabattue sur la deuxième saga ado dont j'ai entendu parler récemment, j'ai nommé Uglies ! Et au surprise le premier tome était disponible...


Il paraît que Westerfeld est un auteur SF connu, mais bon, comme je suis nulle de chez nulle dans le domaine, moi, je ne le connaissais pas. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début et puis petit à petit la description de cette jolie société où tout est rose m'a intrigué. Ca m'a rappelé un film de SF de ma jeunesse dont le titre m'échappe où on finit par découvrir que la nourriture fournie par les dirigeants est en faite fabriquée à partir de chaire humaine... Ca m'avait marqué cette histoire ! Une dictature cachée, de l'amour (Tally et David vieilliront t'ils ensemble ???, seront-ils beaux ou laids ????), un petit côté écolo , du suspens et de l'action , il y a tout pour plaire dans Uglies ! Bref je suis maintenant fan et suite au terrible dénouement du tome 1, je ne dis qu'une seule chose : vite le deuxième !


D'autres avis enthousiastes chez Fashion et Emmyne !



La saga Uglies
Tome 1 : Uglies
Tome 2 : Pretties
Tome 3 : Specials
Tome 4 : Extras
Tome 5 : Secrets



Uglies. Scott Westerfeld. Pocket Jeunesse.432p.2007.13,50€

samedi 9 mai 2009



Le goût du bonheur : Gabrielle

Marie Laberge

Mot de l'éditeur :
f
Québec 1930, Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l'Ile d'Orléans et celle de la Grande Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants.
De toute évidence, il s'agit d'un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l'entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l'Eglise nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux, mais pour accomplir notre devoir.
L'élégante Gabrielle a bien du mal à se soumettre au code strict de la société bien sage et bien pensante. Et si c'était possible de changer le monde autrement que par la prière ?
Dans ce premier volet de la grande trilogie romanesque intitulée "Le goût du bonheur", Marie Laberge brosse une vaste fresque du Québec de l'avant-guerre. Fidèle à sa manière, elle nous fait partager le destin de personnages si vrais qu'ils semblent bondir de la page. Grâce à une écriture qu'on dirait faite pour traduire les mouvements du coeur les plus subtils ou les plus inavouables, elle éclaire de l'intérieur une époque sous la gangue des conventions sociales et de la religion, les passions ne brûlaient pas avec moins de force qu'aujourd'hui.

Née en 1950 au Québec, Marie Laberge est dramaturge, romancière, comédienne, scénariste et metteur en scène. Après des études en journalisme, elle se consacre aux activités théâtrales et entre au Conservatoire d'art dramatique du Québec. Elle joue dans différentes pièces de théâtre à Québec, avant de faire de la mise en scène et d'enseigner l'art dramatique. Auteur d'une vingtaine de pièces et de huit romans - dont Le Goût du bonheur, trilogie parue aux éditions Anne Carrière en 2006 et vendue à plus de 500 000 exemplaires au Québec -, Marie Laberge édifie depuis plus de vingt ans une œuvre qui lui vaut une large audience tant au Québec qu'en Europe.

Mon avis :

De temps en temps, j'aime bien lire des sagas, alors comme cela faisait plusieurs fois que celle-ci me faisait de l'oeil à la bibli, j'ai fini par céder !

Le fait qu'elle se déroule au Québec m'a aussi un petit peu aidé dans mon choix, je n'ai jamais vraiment lu d'auteur québécois (honte sur moi, je ne connais pas encore Tremblay qui paraît-il vaut vraiment le détour !) et la fréquentation des blogs d'Allie, de Karine, de Jules et compagnie me donne envie de découvrir cette littérature !

Je n'ai pas commencé par le plus difficile de la littérature québécoise, mais ce premier volume de la trilogie le goût de bonheur de Marie Laberge m'a bien plu !

Tout d'abord, cela m' a permis de découvrir un peu le Québec et plus particulièrement cette période d'avant-guerre entre remous provoqués par la crise de 29 et tensions internationales. J'ai apprécié de découvrir un autre point de vue sur la guerre et sur la manière dont elle s'est imposée à un pays en dehors de l'Europe et de l'Afrique.

En tant qu'européenne, qui en plus est née bien après cette fameuse guerre, on a pas toujours conscience que de nombreuses familles ont aussi été touchées par le conflit, même à des milliers de kilomètres ! Que des hommes se sont impliqués pour sauver la vieille Europe de la vague fasciste ! Dans cinq minutes, je vais glorifier l'empire britannique....

Nan, quand même pas, mais bon chapeau bas à tous ces hommes contraints ou non d'avoir participé au conflit ! Petite aparté, en tant que française j'ai honte que nous ne versions que des pensions de misère, différentes de celles versées aux "français" à tous ces soldats venus des colonies pour libérer la France !

L'aspect historique dans Gabrielle m'a donc séduit, l'aspect religieux, un peu moins, profondément athée, j'ai beaucoup de mal avec tout ça et certains passages m'ont paru un peu exagéré, mais à priori, c'était la réalité de l'époque. Cela rend parfois Gabrielle un peu niaise, mais bon c'est subjectif !

Côté romance et personnages, c'est bien fait, les femmes sont belles, les hommes aussi, il y a l'amour, heureux et malheureux, la maladie, la méchanceté, la bêtise, la bonté, on mélange, on agite et ça donne un cocktail assez réussi et une dernière phrase qui donne envie de courir emprunté le deuxième tome : Adélaïde !

Dernière petite remarque, les expressions employées, elles sont souvent....québécoises ! Et c'est super agréable !
Une québécoise l'a lu : Karine, et deux toulousaines YueYin et Anjelica ! D'autres peut-être ? Manifestez-vous !

Existe en poche chez Poket.

Le goût du bonheur : Gabrielle.Marie Laberge. Editions Anne Carrière.606p.2003.22,5€

lundi 4 mai 2009




Crimes au bord de l'eau


Kerstin Ekman


Mot de l'éditeur :


A presque vingt ans d'intervalle, deux crimes ont été commis au bord d'un lac magnifique, tout au nord de la Suède, près de la frontière norvégienne. Coïncidence ? Malédiction ? Vengeance tardive ?
De non-dits en soupçons, l'enquête sur le crime initial - deux jeunes touristes sauvagement assassinés dans leur tente par une belle nuit de la Saint-Jean- a piétiné pendant dix-huit ans, énigme irrésolue dont le mystère attirait les touristes...
Adeptes d'un culte paganiste, braconniers, membres d'une communauté, travailleurs forestiers, frères ennemis d'une même famille... les habitants de la région qui devrait être tranquille sont tous de fervents amateurs de nature. Simples témoins ou parfaits suspects, ils sont, à leurs heures, des promeneurs au bord de l'eau...
Construit sur le mode du thriller, Crimes au bord de l'eau est avant tout un roman très charnel qui met en scène des individus et un milieu. Ce milieu, c'est la nature dont Kerstin Ekman, comme dans Les brigands de la forêt de Skule, célèbre passionnément la magie et la sensualité. Bruissante, froide ou brûlante, , la forêt est ici un véritable théâtre où s'érotisent d'inquiétantes rencontres, où s'obscurcissent les identités et les comportements, l'antique labyrinthe où se perd la logique des enquêtes...


Née en 1933 à Risinge, Kerstin Ekman compte parmi les plus grands auteurs des dernières décennies en Suède. Ont paru en France Les Brigands de la forêt de Skule (Actes Sud, 1993), Crimes au bord de l'eau (Actes Sud, 1995) et Le Signe de Jadis (Actes Sud, 2007).



Mon avis :

J'ai emprunté ce livre à la bibli suite à un billet de Cathulu. J'ai beaucoup aimé, pas tant l'aspect polar qui pour moi vient en second plan dans ce livre mais la découverte de la nature des confins de la Suède, de la rudesse du climat qui déteint obligatoirement sur les populations, des mouvements communautaires des années 70, de l'exploitation des ressources naturelles. La nature est omniprésente tout au long des pages, j'ai souvent eu des réminiscences des herbiers de mon enfance et l'envie d'aller fouiner dans l'encyclopédie ou sur le net pour trouver à quoi peuvent bien ressembler les trolles et autres fleurs citées.
Mais l'enquête policière, même si elle est mise en retrait dans la narration est tout même bien menée et nous tient en haleine. La police y tient un rôle effacé et se sont finalement les principaux protagonistes qui démêleront les fils pour résoudre ces crimes commis à dix-huit ans d'intervalle !
Cette auteur semble être très célèbre en Suède, hélas, elle est peu traduite en France, du moins pour ces polars. Elle a écrit un livre fantasy à priori connu : les brigands de la forêt de Skule, mais comme je ne suis pas fan du genre... Je ne vais pas me lancer.
Espérons qu'Actes Sud ou Babel décident de persévérer avec elle...

Crimes au bord de l'eau. Kerstin Ekman. Editions Babel Noir.1995.623p.11,50€

vendredi 10 avril 2009


Le songe d'une nuit d'octobre

Roger Zelazny

Mot de l'éditeur :

Ce sera pendant l'horreur d'une profonde nuit, la dernière d'octobre. La lune sera pleine. on a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l'autre camp, trouver l'endroit magique...L'enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe !

Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j'estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question...

Quand Jack l'éventreur, Dracula, Raspoutine, Frankenstein et quelques autres s'affrontent - chacun aidé d'un compagnon à poil ou à plume-, on peut s'attendre à tout ! Surtout par une nuit de pleine lune ...

Roger Zelazny est l'auteur entre autres de Toi l'immortel, Seigneur de lumière, Royaumes d'ombre et de lumière, L'île des morts, Une rose pour l'Ecclésiaste... Né en 1937, ce grand maître de la SF et de la Fantasy américaines nous a quitté en 1995, à l'âge de 58 ans.

Mon avis :

C'est Fashion qui m'a donné envie de lire ce court roman, introuvable à priori, que je suis allée dégoter dans le magasin central de ma bibliothèque. Un magasin central ai-je appris, du moins à Toulouse c'est en quelque sorte l'endroit où sont rassemblés, d'un côté les très vieux et très précieux livres que l'on ne peut venir consulter sur place et tous les autres qui à priori ne sont pas sortis depuis des lustres des rayons des bibliothèques de quartier et de la médiathèque Cabanis.... Et oui, il faut bien faire de la place aux nouveaux arrivants si nombreux et les murs ne sont pas extensibles ! C'est donc au magasin central de Toulouse qu'est venu s'échouer Songe d'une nuit d'octobre faute de sortie des rayons.... Une maison de retraite pour livres en quelque sorte...
Je ne suis pas trop fan de SF et fantasy, ce qui explique en partie mon inculture sur le sujet.... Mis à part le cycle Fondation, la série Dune et quelques titres ici et là, je n'ai rien lu dans le domaine....Alors j'ai décidé que de temps en temps, après lecture d'un billet sympa, j'allais essayer d'y remédier un peu...
Ce livre se lit vite, c'est assez amusant étant donné que l'auteur a choisi pour protagonistes des personnages réels ou de romans ! Il a ajouté à cela des animaux doués de paroles et ma fois plus intelligents que de nombreux humains ! L'intrigue en soit n'est pas extraordinaire, mais c'est plaisant ! Un premier pas pour se réconcilier avec la fantasy !

Suis preneuse de vos conseils de lecture dans le genre !
f
Le songe d'une nuit d'octobre.Roger Zelazny.J'ai Lu SF.1995.Etats-Unis.253p

jeudi 9 avril 2009

La solitude des nombres premiers

Paolo Giordano


Mot de l'éditeur :

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et eux-mêmes, soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair.
Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent.

Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.

Paolo Giordano est né en 1982 à Turin. Il prépare actuellement un doctorat en physique théorique. La solitude des nombres premiers, prix Stega 2008, est son premier roman. Il s'est déjà vendu à plus d'un million d'exemplaires en Italie; il est traduit dans de nombreux pays.

Mon avis:


Disons le tout de suite, cet avis est mitigé. J'ai lu rapidement ce court roman, le style m'a plu et pourtant. Je ne suis pas arrivée à rentrer en relation avec ces deux personnages, Mattia et Alice.
Certains éléments somme toute importants par rapport au mal-être des deux protagonistes m'ont paru reposer sur pas grand chose.
Non, on ne laisse pas des enfants de 7/8 ans aller seuls à une fête d'anniversaire avec 10 minutes de marche, alors si en plus un de ces deux enfants est autiste...C'est carrément chercher les ennuis ! Et quant on est parent, on s'aperçoit que son enfant embarque systématiquement la quasi totalité de son repas dans sa serviette... Je sais, j'ai testé petite (j'avais un appétit d'oiseau qui est devenu un appétit d'ogre....) et le jour où j'ai été démasquée... Aie, Aie, Aie....

On dirait que personne ne s'intéresse à ces enfants, puis à ces ados, adultes en devenir, ils semblent grandir tout seuls, sans personne autour d'eux pour les aider, pour leur parler, rien, aucune tentative.... Même dans les familles où les problèmes sociaux pullulent, j'ai l'impression qu'il y aurait eu plus d'écoute et plus d'aide.... Bon pas obligatoirement avec résultat, la maladie d'Alice, l'anorexie étant loin de se résoudre d'un coup de baguette magique, mais quand même, c'est un peu gros... Mariée plusieurs années avec un toubib, celui-ci ne tentera rien pour la sortir de là... Comprends pas....

Bref, j'ai trouvé qu'il y avait des éléments pas très crédibles et cela est agaçant même si le roman est intéressant et plutôt bien écrit...

Je remercie Keisha qui m'a gentiment prêté ce livre et qui elle a aimé sans retenue !

D'autres avis, moins sévères que le mien, chez Cuné, Hathaway, YueYin, Choupynette.... J'en oublie plein.... Et je n'en ai pas trouvé de négatif....

La solitude des nombres premiers.Paolo Giordano.Italie.Editions du Seuil.2009.329p.21€.

mardi 7 avril 2009


American rigolos
Chroniques d'un grand pays

Bill Bryson
a
Mot de l'éditeur :


De retour aux Etats-Unis après avoir vécu vingt ans en Angleterre, Bill bryson s'étonne : "Les Américains ont produit plus de prix Nobel que le reste du monde réuni. Et pourtant, selon un sondage, 13 pour 100 des Américaines sont incapables de dire si elles portent leur slip sur ou sous leurs collants."
Durant les dix-huit premiers mois de son établissement en Nouvelle-Angleterre, notre héros se lance alors à la "redécouverte" de l'Amérique avec l'humour pour seule arme. Rien n'échappe à sons sens de l'observation ni à son manque de sens pratique. Il lui faut guerroyer avec l'administration et les supermarchés, avec la publicité et le séries télé, avec l'informatique et le jardinage, avec les créatures de la forêt et son coiffeur, et même avec son épouse britannique, qui deviendra vite une américaine accomplie.
a
Bill Bryson est aussi l'auteur chez Payot de Motel blues et Nos voisins du dessous - Chroniques australiennes.
b
Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ces chroniques pleines d'humour sur la vie quotidienne aux Etats-Unis et dans un contexte plus large sur la vie quotidienne en général !
Qui ne s'est pas retrouvé à deux doigts de jeter son ordinateur contre le mur d'impuissance devant les voies impénétrables de l'informatique ??? Qui n'a pas passé des heures au téléphone avec des plateformes censées nous aider suite à un achat pour finir par raccrocher sans aucune solution à notre problème, voire une dégradation de la situation initiale ? Tous ces moments de bonheur y sont relatés avec énormément d'humour !
J'ai aussi découvert entre autres un gadget aujourd'hui soit disant indispensable pour tout américain qui se respecte : le broyeur d'évier !!!! Très impressionnant !
Assez amusantes également toutes les chroniques autour de l'aviation : ce recueil a été publié en 1998, avant les attentats du 11 septembre et donc son analyse est plutôt intéressante. Il y a également certains passages écolos assez avant-gardistes pour l'époque !

Un bon moment donc que ce petit bouquin m' a permis de passer. Je pense lire prochainement les chroniques australiennes du même auteur !
J'avais noté ce titre suite à un billet attirant sur un blog, mais impossible de le retrouver ! Si l'auteur se reconnaît qu'il me fasse signe pour mettre un lien ! Edit : il s'agit d'un billet de Brize !

American rigolos-Chroniques d'un grand pays.Bill Bryson.Petite Bibliothèque Payot467.2001.371p.9€

dimanche 5 avril 2009


My first Sony
Benny Barbash


Mot de l'éditeur :

Yotam enregistre tout sur son petit magnétophone Sony. La vie qui passe, à commencer par celle de ses parents, plutôt déglinguée, les récits des uns et des autres, pittoresques en diable, toutes les histoires que l'on raconte en famille et ailleurs sur l'amour, le sexe, la religion, la politique, la guerre, d'hier et d'aujourd'hui, la Shoah, les luttes, l'immigration, l'exil...
Et c'est toute la société israélienne contemporaine qui défile ainsi, dans un tourbillon aussi drôle qu'époustouflant !

Dramaturge, écrivain et scénariste pour la télévision et le cinéma, Benny Barbash est né en Israël à Beer-Sheva en 1951. Il vit actuellement à Tel-Aviv.
My first Sony est par en 1994. Il a connu un grand succès en Israël, mais aussi en Angleterre, en Allemagne, en Grèce et en Italie où il a reçu le prix wizo.
Benny Barbash est traduit pour la première fois en français.

Mon avis :

Que dire ? J'ai adoré ! Ce petit bonhomme, Yotam à qui son père offre son premier magnétophone Sony avec lequel il enregistre tout, les disputes, l'histoire familiale, plutôt lourde entre shoah et dictature argentine, il y a de quoi faire, les histoires de religion ou de non-religion, la situation si particulière d'Israël ... Tout y passe ! Et on a l'impression de revoir des passages de sa propre enfance en vidéo super huit ! Les disputes des repas de famille, l'adultère du père, les problèmes d'argent, du vécu, messieurs dames ! Les petits et grands moments de bonheur aussi !

Le style avec ses phrases à rallonge qui se lisent comme on parle, comme on pense, ça coule tout seul. L'aspect historique et la découverte de la société israélienne sont aussi très enrichissants et ajoutent un intérêt supplémentaire à cette chronique familiale un peu déjantée, très tendre, et parfois très triste également car chaque famille a son lot de malheurs et celle-ci est plutôt bien servie dans le domaine !

Ajoutez à cela une maison d'édition très sympa, une couverture gaie et rigolote, foncez, ce livre est à découvrir d'urgence !

N.B. : Un petit glossaire en fin d'ouvrage vous aidera pour bien cerner toutes les références politiques, historiques, religieuses... Un petit plus appréciable !

Les avis de
Keisha et Sophie, positifs également !

My first Sony.Benny Barbash. Editions Zulma.2008.453p.22€.